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Sunday, January 1, 2012

L’homme cet inconnu (#8)

Chapitre 7 : l’individu

«..La société moderne a commis la sérieuse faute de substituer, dès le plus bas âge, l’école à l’enseignement familial. Elle y a été obligée par la trahison des femmes. Celles-ci abandonnent leurs enfants au kindergarten pour s’occuper de leur carrière, de leurs ambitions mondaines, de leurs plaisirs sexuels, de leurs fantaisies littéraires ou artistiques, ou simplement pour jouer au bridge, aller au cinéma, perdre leur temps dans une paresse affairée. Elles ont causé ainsi l’extinction du groupe familial, où l’enfant grandissait en compagnie d’adulte et apprenait beaucoup d’eux. Les jeunes chiens élevés dans des chenils avec des animaux du même âge sont moins développés que ceux qui courent en liberté avec leurs parents. Il en est de même des enfants perdus dans la foule des autres enfants et de ceux qui vivent avec des adultes intelligents. L’enfant modèle facilement ses activités physiologiques, affectives et mentales sur celles de son milieu. Aussi reçoit-il peu des enfants de son âge. Quand il est réduit à n’être qu’une unité dans une école, il se développe mal. Pour progresser, l’individu demande la solitude relative et l’attention du petit groupe familial.»

Saturday, October 29, 2011

L’homme cet inconnu (#7)

Chapitre 6 : les fonctions adaptives

«...Au lieu de former des athlètes, nous devons former des hommes modernes. Et les hommes modernes ont besoin d’équilibre nerveux, d’intelligence, de résistance à la fatigue et d’énergie morale, plus que de puissance musculaire. L’acquisition de ces qualités ne peut pas se faire sans effort et sans lutte. C'est-à-dire sans l’aide de tous les organes. Elle demande aussi que l’être humain ne soit pas exposé à des conditions de vie auxquelles il est inadaptable. On dirait qu’il n’y a pas d’accommodation possible à l’agitation incessante, à la dispersion intellectuelle, à l’alcoolisme, aux excès sexuels précoces, au bruit, à la contamination de l’air, à l’adultération des aliments. S’il en est ainsi, il sera indispensable de modifier notre mode de vie et notre milieu, même au prix d’une révolution destructive. Après tout, la civilisation a pour but, non pas le progrès de la science et des machines, mais celui de l’homme. »

Wednesday, August 31, 2011

L’individu


« L’individu, en général, s’attache au paraître plutôt qu’à l’être. »
Tahar Gaïd

Tuesday, July 5, 2011

L’homme cet inconnu (#6)

Chapitre 6 : les fonctions adaptives

« On s’adapte au milieu social comme au milieu physique. Les activités mentales ont, ainsi que les activités physiologiques, une tendance à se modifier dans le sens le plus favorable à la survie de l’individu. Elles s’orientent de manière à nous ajuster à notre milieu. En général, nous ne recevons pas gratuitement du groupe dont nous faisons partie la position que nous désirons y occuper. Chacun veut posséder, connaître, commander, jouir. Il est poussé par le désir de l’argent, l’ambition, la curiosité, l’appétit sexuel. Il se trouve dans un milieu toujours indifférent, parfois hostile. Il réalise vite qu’il doit conquérir ce qu’il désir. La conscience subit le milieu social en s’y adaptant. Le mode d’adaptation dépend de la constitution individuelle. On s’accommode à son milieu en le conquérant, ou en y échappant. Et souvent aussi, on ne s’y accommode pas du tout. »

Thursday, June 30, 2011

Retraite

« Tu peux à l'heure que tu veux, te retirer en toi-même. Nulle retraite n'est plus tranquille ni moins troublée pour l'homme que celle qu'il trouve en son âme. »

Saturday, May 21, 2011

L’homme cet inconnu (#5)

Chapitre 5 : le temps intérieur

« … Notre croissance ne se fait qu’au prix d’un émondage constant de nous-mêmes. Nous possédons, au début de la vie, de vastes possibilités. Nous ne sommes limités dans notre développement que par les frontières extensibles de nos prédispositions ancestrales. Mais à chaque instant, il nous faut faire un choix. Et chaque choix plonge dans le néant plusieurs de nos virtualités. La nécessité de choisir une seule route, parmi celles qui se présentent à nous, nous prive de voir les pays auxquels les autres routes nous auraient conduits. Dans notre enfance, nous portons en nous de nombreux êtres virtuels, qui meurent un à un. Chaque vieillard est entouré du cortège de ceux qu’il aurait pu être, de toutes ses potentialités avortées. Nous sommes à la fois un fluide qui se solidifie, un trésor qui s’appauvrit, une histoire qui s’écrit, une personnalité qui se crée. Notre ascension ou notre descente dépendent de facteurs physiques, chimiques et physiologiques, de virus et de bactéries, de l’influence psychologique du milieu social, et enfin de notre volonté. Nous sommes construits à la fois par notre milieu et par nous-mêmes… »

Saturday, April 23, 2011

L’homme cet inconnu (#4)

Chapitre 4 : les activités mentales

«...Nous sommes immergés dans le milieu social comme les cellules du corps dans le milieu intérieur. Comme elles, nous sommes incapables de nous défendre de l’influence de ce qui nous entoure. Le corps se protège mieux contre le monde cosmique que la conscience contre le monde psychologique. Il se garde contre les incursions des agents physiques et chimiques grâce à la peau et à la muqueuse intestinale. La conscience, au contraire, a des frontières tout à fait ouvertes. Elle est exposée à toutes les incursions intellectuelles et spirituelles du milieu social. Suivant la nature de ces incursions, elle se développe de façon normale ou défectueuse.
L’intelligence de chacun dépend, dans une large mesure, de l’éducation qu’il a reçue, du milieu dans lequel il vit, de sa discipline intérieure, et des idées qui sont courantes à l’époque et dans le groupe dont il fait partie. Elle se forme par l’étude méthodique des humanités et des sciences, par l’habitude de la logique dans la pensée, et par l’emploi du langage mathématique…
…Seuls, les livres sont vraiment essentiels. Il est possible de vivre dans un milieu social peu intelligent et de posséder une haute culture. La formation de l’esprit est, en somme, facile. Il n’en est pas de même de la formation des activités morales, esthétiques et religieuses. L’influence du milieu sur ces aspects de la conscience est beaucoup plus subtile. Ce n’est pas en assistant à un cours qu’on apprend à distinguer le bien du mal, et le laid du beau.»

Wednesday, April 20, 2011

PHOTOGRAPHE DE LA NATURE - L'OURS FANTOME

L'ours kermode est une sous-espèce de l'ours noir. Egalement appelé "l'ours esprit", il vit dans les forêts de la côte ouest du Canada, en Colombie Britannique.

Fait rare, un ours noir sur dix naît avec un pelage blanc, en raison d'un gène récessif. Cette particularité le rend légendaire : peu de gens l'ont vu, c'est un vrai fantôme.

Mais comment photographier un fantôme ? Paul Nicklen veut absolument prendre un cliché de l'un de ces quelques cent ours kermode pour sensibiliser le public à la sauvegarde de son habitat naturel.

Après deux semaines de guet, interdit de douche comme de parfum pour ne pas signaler sa présence, Paul en aperçoit un...

PHOTOGRAPHE DE LA NATURE - L'OURS FANTOME - Documentaires - France5

Sunday, March 27, 2011

Malades du travail

Les paragraphes qui vont suivre sont le résumé d’un documentaire sur une étude faite en suisse sur les maladies du travail, je vous invite à découvrir les résultats et à faire un rapprochement avec la situation dans votre pays :

[ Stress, mobbing, douleurs chroniques, suicides... Le constat est clair : aujourd'hui le boulot rend malade. 40% des Suisses déclarent souffrir d'une tension psychique forte au travail. Une situation aggravée par la crise. Conséquence : un nombre croissant d'employés consultent des médecins, des psychiatres, des avocats pour trouver une issue à leurs souffrances et tenter de se relancer, après avoir été rejeté par un monde qui ne pardonne pas la moindre défaillance.
Activité humaine par excellence, le travail est supposé élever l'homme et participer à l'élaboration de son identité sociale. Pourtant, la réalité tend à montrer le contraire.
En Suisse, aujourd'hui, la souffrance au travail est un phénomène en constante progression négligé par les politiques, par la recherche médicale et même les syndicats. Les conséquences ont pour noms : stress, mobbing, burn-out, douleurs chroniques, suicides... Dans la dernière enquête de 2007 sur la santé publiée par le Secrétariat à l'économie (Seco), 40% des Suisses avouent souffrir d'une tension psychique forte au travail. Chez les psychiatres, un tiers des consultations sont directement liées à la souffrance au travail.

La mondialisation, la course à la productivité, les méthodes de management imposent leurs propres lois et modifient jour après jour une organisation du travail souvent jugée comme pathogène par les professionnels de la santé. Perçus comme des faibles, les employés qui craquent se retrouvent souvent isolés. Fragilisés, cassés, en dépression, ils doivent ensuite faire face à un long processus de reconstruction pouvant prendre 2 ans pour regagner confiance en eux en tentant de surmonter des expériences qui ont laissé de profondes cicatrices sur le plan psychologique.

Mais la souffrance au travail est un sujet tabou en butte à une véritable loi du silence. Silence des employés qui n'osent pas en parler. Silence des employeurs qui, lorsqu'ils sont confrontés à ce problème, ne s'expriment pas sur la question. Temps Présent a rencontré des femmes et des hommes ayant accepté de se livrer. Leurs témoignages font écho à cet article issu de la Constitution de l'Organisations mondiale de la santé (OMS) : «la possession du meilleur état de santé qu'il est capable d'atteindre constitue l'un des droits fondamentaux de tout être humain». ]

Documentaire disponible sur le site de la chaîne tsr.

Thursday, March 10, 2011

L’homme cet inconnu (#3)

Chapitre 4 : les activités mentales

« … Certaines activités spirituelles peuvent s’accompagner de modifications, aussi bien anatomiques que fonctionnelles, des tissus et des organes. On observe ces phénomènes organiques dans les circonstances les pus variées, parmi lesquelles se trouve l’état de prière. Il faut entendre par prière, non pas la simple récitation machinale de formules, mais une élévation mystique, où la conscience s’absorbe dans la contemplation du principe immanent et transcendant du monde. Cet état psychologique n’est intellectuel. Il est incompréhensible des philosophes et des hommes de science, et inaccessible pour eux. Mais on dirait que les simples peuvent sentir Dieu aussi facilement que la chaleur du soleil, ou la bonté d’un ami. La prière qui s’accompagne d’effets organiques présente certains caractères particuliers. D’abord, elle est tout à fait désintéressée. L’homme s’offre à Dieu, comme la toile au peintre ou le marbre au sculpteur. En même temps il lui demande sa grâce, et lui expose ses besoins, et surtout ceux de ses semblables. En général, ce n’est pas celui qui prie pour lui-même qui est guéri. C’est celui qui prie pour les autres. Ce type de prière exige, comme condition préalable, le renoncement à soi-même, c’est-à-dire une forme très élevée de l’ascèse. Les modestes, les ignorants, les pauvres sont plus capables de cet abandon que les riches et les intellectuels. Ainsi comprise, la prière déclenche parfois un phénomène étrange, le miracle… »

Saturday, March 5, 2011

L’homme cet inconnu (#2)

Chapitre 4 : les activités mentales


« … L’intelligence seule n’est pas capable d’engendrer la science. Mais elle est un élément indispensable à sa création. La science fortifie l’intelligence dont elle n’est cependant qu’un aspect. Elle a apporté à l’humanité une novelle attitude intellectuelle, la certitude que donnent l’expérience et le raisonnement. Cette attitude est très différente de celle de la foi. Cette dernière est plus profonde. Elle ne peut pas être ébranlée par des arguments. Elle se rapproche un peu de la certitude des clairvoyants. Et, chose étrange, elle n’est pas étrangère à la construction de la science. Il est certain que les grandes découvertes scientifiques ne sont pas l’œuvre de l’intelligence seule. Les savants de génie, outre le pouvoir d’observer et de comprendre, possèdent d’autres qualités, l’intuition, l’imagination créatrice. Par l’intuition ils saisissent ce qui est caché aux autres hommes, ils perçoivent des relations entre des phénomènes en apparence isolés, ils devinent l’existence du trésor ignoré. Tous les grands hommes sont doués d’intuition. Ils savent sans raisonnement, sans analyse, ce qu’il leur importe de savoir... »

Monday, January 10, 2011

L’homme cet inconnu (#1)

Chapitre 3 : le corps et les activités physiologiques

« …Notre intelligence est aussi incapable d’embrasser l’étendu du cerveau que celle de l’Univers sidéral. Les centres nerveux contiennent plus de douze milliards de cellules. Ces cellules sont unis les unes aux autres par des fibres, dont chacune possède des branches multiples. Grace à ces fibres, elles s’associent entre elles plusieurs trillions de fois. Et ce prodigieux ensemble, malgré son inimaginable complexité, fonctionne comme une chose essentiellement une. A nous, observateurs habitués à la simplicité des machines et des instruments de précision, il se présente comme un phénomène incompréhensible et merveilleux…

…La main est un chef-d’œuvre. A la foi, elle sent et elle agit. On dirait presque qu’elle voit… La main s’adapte au travail le plus brutale comme au plus délicat… Elle est propre à tuer et à bannir, à voler et donner, à semer le grain à la surface des champs et à lancer des grenades dans les tranchées… »

Wednesday, December 8, 2010

Le mystère de la disparition des abeilles

Des ruches désertées. À l'extérieur, pas de cadavres. À l'intérieur une reine en bonne santé, des larves viables et une poignée de jeunes ouvrières affaiblies. Mais nulle trace des ouvrières. C'est le syndrome d'effondrement des colonies, un mal foudroyant qui décime les colonies d'abeilles par centaines de milliers depuis 2006. Cette situation d'urgence menace de précipiter un peu plus le déclin inexorable des abeilles. Elles constituent un rouage irremplaçable de notre agriculture.

Pour savoir plus sur le sujet :  

Wednesday, December 1, 2010

"Autodéfense"

J'ai écouté ça sur ARTE Radio et je pense que ça va vous plaire !
C'est un écrivain et ancien formateur, Jean Sur , qui s'élève contre l'inhumanité de l'entreprise moderne. Au cœur du quartier des affaires de La Défense, cet imprécateur au verbe puissant décrit les ravages du management sur les individus. 
C'est ici :
http://www.arteradio.com/son.html?615843